L'Euro, présenté comme inéluctable et nécessaire, poursuit sa marche dans nos institutions. Les partis établis en assurent la promotion, les opposants de pacotille, émettent des critiques plus virtuelles que réelles, se donnant bonne conscience sans rien freiner. En Juin, la Banque centrale européenne se met en place. Le pouvoir technocratique, alors qu'il préparait son coup en douce depuis longtemps, veut nous mettre devant le fait accompli : c'est trop tard, l'euro est déjà là, on ne peut plus faire marche arrière, etc. Faut-il se résigner à la monnaie unique?
Bien sûr que non. Rien n'est encore joué. Devant la plus grande arnaque de cette fin de siècle, on ne peut pas rester inactif. Pour se sortir de ce guêpier, une seule règle: ne pas succomber aux sirènes, ni celles de l'angélisme, ni celles de la fatalité. Parce que leur projet ne tient pas debout, parce qu'ils font d'énormes erreurs en l'appliquant, les ennemis de la nation n'ont pas encore gagné. Il nous appartient alors de dénoncer leur imposture, de dévoiler au grand jour l'inanité de la société qu'ils veulent imposer.
L'avenir de la France appartient aux français, et celui de l'Europe aux européens. Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas laisser notre avenir aux mains de technocrates en manque de pouvoir et de politicards qui n'obéissent qu'aux lois de l'argent. Le peuple doit se réveiller et faire entendre sa voix !
«L'Euro? c'est une très grande réforme» a dit Jacques Chirac. Non, c'est une rupture fondamentale, puisque pour la première fois de son histoire, notre pays ne bénéficiera plus du privilège de battre monnaie, c'est-à-dire de gérer librement ses finances.
L'Euro est un véritable crime contre la nation, car le passage à la monnaie unique entraîne ipso facto la perte de notre souveraineté. Il s'agit donc bien là d'une trahison envers la France. Les lois fondamentales, les plus anciennes du Royaume de France, les traditions démocratiques et républicaines, tout se retrouve ainsi bafoué et balayé d'une coup de plume.
Contrairement à ce qu'on veut faire croire, l'Euro n'a jamais été entériné par le peuple français. Les mondialistes ont réussi, par moult mensonges, a faire valider le Traité de Maastricht par un peuple français complètement perdu. Mais nulle part, dans ce traité, on ne parle de remplacer le Franc par l'Euro. Juste une vague allusion à l'éventuelle mise en place d'une monnaie commune (et non pas unique) nommé l'Ecu. L'Euro est issu d'un autre traité, celui d'Amsterdam, qui lui n'a jamais été soumis au jugement du peuple, contrairement à ce qu'avait promis Chirac pendant sa campagne électorale. Une preuve supplémentaire de tout l'intérêt qu'il porte à ceux qu'il est censé administrer...
Une citation: «Nous disons non à une France vassale dans une Europe de marchands, non à une France qui démissionne pour s'effacer demain. Comme toujours quand il s'agit de l'abaissement de la France, le parti de l'étranger est à l'œuvre, avec sa voix paisible et rassurante. Français, ne l'écoutez pas, c'est l'engourdissement qui précède la mort». De qui est-elle? Jean-Marie Le Pen? Non, Jacques Chirac en 1978! Il semble aujourd'hui qu'il ait retourné sa veste, succombant aux intérêts politico-financiers au détriment de ceux de la Nation.
Tout ce qui a été dit par les politiciens, tout ce que les médias distillent, n'est que pur mensonge. Cela fait des années qu'ils tramaient cette gigantesque arnaque dans notre dos, en savant dès le départ qu’elles en seraient les conséquences. Ils nous présentent aujourd'hui leur immonde produit, en passant la pommade au peuple comme pour l'anesthésier. C'est la plus grande trahison du siècle. Il n'y a pas si longtemps, on pendait pour moins que ça. Quand le peuple de France, quand les peuples d'Europe se seront réveillés, ça risque de faire très mal...
Des difficultés pratiques importantes agiront sur la vie des français, particuliers comme entreprises. L'Euro sera un facteur supplémentaire d'inégalités entre grands et petits, riches et modestes.
La complexité des calculs des prix et de conversion touchera en particulier les personnes en situation de faiblesse, soit près de 11 millions de personnes âgées, exclus, handicapés, illettrés, qui subiront durement le changement de monnaie.
Les entreprises françaises, déjà écrasées par une fiscalité excessive, seront soumises à la concurrence renforcée des entreprises étrangères. La France connaît des prélèvements obligatoires de 7 points supérieurs à l'Allemagne, de 12 points supérieurs à l'Irlande ou à l'Espagne. L'Euro va donc amplifier les importations de produits étrangers à moindre frais, tout en incitant les entreprises françaises à se délocaliser. D'où un supplément de chômage exigeant en compensation un supplément d'aides financées par supplément d'impôts.
Le passage à l'Euro n'inquiète pas les grandes entreprises et les multinationales, qui ont les moyens de s'adapter. Par contre, les PME seront pénalisées, leurs compétitivités sérieusement atteintes, condamnant les plus faibles d'entre elles.
Apparition d’une «eurodelinquance», qui profitera du flou de la période de transition pour arnaquer à tout-va et convertir l'argent sale en Euro, en toute impunité. Les princes qui nous gouvernent, déjà tous plus ou moins corrompus, ne seront pas les derniers à en profiter...
Le fonctionnement de la banque centrale européenne est calqué sur celui de la bundesbank, conditionnée par un seul objectif: la stabilité des prix. A ce dogme absolu seront sacrifiées des préoccupations telles que l'emploi, la relance économique et la protection sociale.
La rigueur budgétaire pratiquée depuis 7 ans dans tous les pays européens pour atteindre les objectifs des fameux critères de convergence a entraîné une aggravation considérable du chômage et un ralentissement de la croissance chez un bon nombre d'entre eux.
Une étude parmi d'autres, menée par la commission économique des nations-unies pour l'Europe en avril 1997, souligne que la marche vers l'union monétaire est l'une des causes du chômage en Europe. Les différences économiques des Etats participant à l'Euro n'étant plus amorties par les taux de change, seront donc amorties par une baisse des salaires et une hausse du chômage, d'où:
Liés par la politique de rationnement budgétaire imposée par le pacte de stabilité, les Etats ne pourront agir que sur le double levier fiscal et social. La concurrence renforcée entre Etats conduira à une harmonisation ultra-libérale, d'où:
Les politicards promettent une relance de l'emploi avec l'Euro. Mensonge éhonté! Comment peut-on espérer créer des emplois en favorisant les délocalisations, en ouvrant toutes grandes les frontières, et mettant notre économie en compétition avec celles de pays où les coûts de production sont nettement inférieurs aux nôtres?
Les Etats sont dépossédés de leur droits régaliens de battre monnaie, de déterminer le régime de change, la parité de leur monnaie, de réguler les crédits et les taux d'intérêt, et donc de conduire une politique monétaire adaptée aux spécificités de leurs économies et de leurs choix de société
Le gouvernement, comme le parlement, sont condamnés à n'être plus que des instances et des chambres d'enregistrement des décisions prises par la BCE, qui est devenu le véritable gouvernement de la France et de l'Europe.
Près de 70% des lois votées aujourd'hui au parlement français ne sont que de simples transpositions des directives européennes imposées par Bruxelles.
L'euro-parlement est allemand! La BCE, c'est la Bundesbank. C'est donc l'Allemagne qui imposera son empreinte, grâce à la fois au poids de son économie, et au soutien qu'elle reçoit des petits pays de la zone Mark.
Oubli définitif du principe de préférence communautaire, qui était pourtant le principe de base initial du marché commun.
La disparition du Franc masque en fait un transfert de compétences en matière monétaire: les décisions importantes seront prises par le Système Européen de Banques Centrales, affranchi de toute influence nationale. La France a donc abdiqué son pouvoir monétaire et tout un pan de sa souveraineté, sans consulter le peuple. Or, l'article 3 de la Constitution prévoit que «la souveraineté nationale appartient au peuple»
L'Euro introduit un grave déficit de démocratie:
La nature apolitique et froidement technocrate du système monétaire européen va creuser davantage encore la fracture déjà forte entre les citoyens et leur classe politique qui a abdiqué devant la dictature de l'argent-roi: augmentation des taux d'abstention aux élections, du fossé entre le pays réel et le pays légal.
L'euro divise l'Europe en trois blocs: les 11 pays qui ont adopté l’euro, les 4 qui ne veulent ou qui ne peuvent pas (GB, Suède, Norvège et Grèce), et les pays candidats à l'entrée dans l'union européenne, que sont principalement les PECO (pays d'Europe centrale et orientale).
Risques de perturbations profondes des relations du couple franco-allemand, qui se sont déjà matérialisées lors de l'élection du président de la BCE.
L'Euro aggravera les différences entre un petit nombre de régions européennes riches, et la majorité des autres, plus pauvres. (Il y a peu de régions riches en France).
De fortes tensions résulteront immanquablement de l'opposition de politiques uniformes à des sociétés encore profondément différentes.
GUERRE A L’EURO!
Quand ses dirigeants trahissent, c'est au peuple de prendre les choses en mains. L'Euro est une monnaie d'occupation, nous ne devons pas la laisser passer! Refusons la monnaie unique, refusons les campagnes de propagande mondialiste, exigeons le maintien du franc dans nos entreprises, dans nos comptes, nos commerces.
N'hésitez pas à faire connaître votre hostilité à l'infâme monnaie, diffusez les idées présentes sur ce mensuel partout où vous pouvez.
Oui, nous devons faire la grève de l'Euro! Il n'y a pas de fatalité, c'est à nous, nationalistes de France et d'Europe, de faire bouger les choses!
Le cyberpatriote